La RDC reste le géant mondial des minerais comme le cobalt et le lithium, utilisés dans les batteries des voitures électriques. Mais jusqu’à récemment, la Chine dominait ce secteur. Cet accord avec KoBold Metals, une entreprise américaine soutenue par des investisseurs comme Bill Gates et Jeff Bezos, vise à diversifier les partenaires de la RDC et à utiliser des technologies modernes pour explorer ces richesses.

Concrètement, cet accord de principe, signé à Kinshasa, permet à KoBold Metals d’utiliser l’intelligence artificielle pour trouver de nouveaux gisements, notamment à Manono, un des plus grands sites de lithium au monde.
L’entreprise promet d’investir plus d’un milliard de dollars pour développer ce projet. L’accord inclut aussi la création de milliers d’emplois en RDC et la mise en place d’une base de données géologiques pour mieux gérer ces ressources.
C’est une première étape, qui va changer la donne pour l’économie congolaise. Mais il y a des défis sécuritaires. La RDC fait face à des problèmes d’instabilité, surtout dans l’est, près de Manono, où des conflits armés persistent. De plus, un différend autour des droits sur ce gisement, impliquant une entreprise australienne et une chinoise, doit être résolu.
KoBold veut aussi garantir des pratiques éthiques, pour éviter les scandales liés au travail des enfants ou à la destruction de l’environnement. Cet accord marque une volonté de la RDC de se tourner vers des partenaires occidentaux particulièrement américains et de moderniser son secteur minier.
KoBold Métals est dirigé en RDC par Benjamin Katabuka, un avocat congolais avec une expérience internationale significative. Il est membre du barreau de New-York avec plus de dix ans d’expérience dans le secteur minier congolais. Mais le succès de ce partenariat dépendra du retour de la paix et de la transparence dans la gestion des ressources par les autorités congolaises.
Si tout se passe bien, ce partenariat pourrait faire de notre pays un acteur clé de la transition énergétique mondiale grâce notamment à l’accord de paix signé avec les américains.
Gaëtan Kubaburhanzi
