C’est décidé, plus question de parler de la suspension des partis politiques au Burkina Faso mais plutôt d’une fin définitive.Mesure prise par le gouvernement du pays à l’égard de tous les partis et formations politiques sur le territoire national. Elle a été officialisée lors d’un Conseil des ministres dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, par le biais d’un décret annulant la personnalité juridique de ces organisations.
Selon les autorités, cette mesure vise à « préserver l’unité nationale » et à corriger ce qu’elles estiment être des dérives au sein du système partisan.
Les responsables gouvernementaux ont expliqué que des évaluations internes avaient révélé des problèmes dans l’application des règles qui régissent le fonctionnement des partis politiques.
Conformément à cette décision, les biens et ressources des partis dissous seront transférés à l’État, marquant une rupture significative avec l’organisation institutionnelle précédente.
Par ailleurs, un projet de loi abrogeant les textes régissant le fonctionnement et le financement des partis ainsi que le statut du chef de file de l’opposition sera soumis à l’Assemblée législative de transition dans les prochaines semaines.
Présentée comme une réponse à des dérives perçues et destinée à instaurer une nouvelle forme d’unité, cette mesure a des implications immédiates pour la vie politique. Il reste à voir comment ces changements se traduiront dans la pratique et quelles formes de participation politique pourront naître dans ce nouveau cadre institutionnel.
