La capitale congolaise fait face à une situation préoccupante dans l’approvisionnement en carburant. Depuis lundi, de longues files d’attente sont observées dans plusieurs stations-service à Kinshasa, où automobilistes et motards patientent parfois pendant des heures pour s’approvisionner.
Dans plusieurs quartiers de la ville, certains conducteurs ont même passé la nuit du lundi à mardi devant les pompes à essence, dans l’espoir d’être servis dès les premières heures de la journée.
Une attente éprouvante qui alimente frustration et tensions, dans une métropole déjà confrontée à d’importantes difficultés de circulation. Cette situation fait craindre une paralysie progressive des activités économiques et du transport urbain, fortement dépendants du carburant.
Les embouteillages, déjà chroniques, pourraient s’aggraver davantage si l’approvisionnement ne se stabilise pas rapidement.Face à l’inquiétude grandissante, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, a tenu à rassurer l’opinion publique. Selon elle, il ne s’agit pas d’une pénurie de carburant à l’échelle nationale.
« Il n’y a pas de pénurie de carburant dans le pays. Les files d’attente dans les stations-service ne résultent pas d’un manque de carburant, mais plutôt d’un déséquilibre économique, logistique et fiscal. Un réajustement s’impose », a-t-elle déclaré.
Malgré ces assurances, sur le terrain, la réalité reste difficile pour les usagers, qui continuent de faire face à une distribution irrégulière. Plusieurs observateurs appellent à des mesures urgentes pour rétablir la fluidité de l’approvisionnement et éviter une aggravation de la crise dans les jours à venir.
Rufus Lukanga
