Réuni ce jeudi 26 mars 2026 à Conseil de sécurité des Nations unies, l’organe exécutif de l’ONU a examiné la situation sécuritaire préoccupante dans l’est de la République démocratique du Congo, marquée par la persistance des violences armées et l’activisme du M23.
Lors de cette séance, les États-Unis ont haussé le ton, appelant le Rwanda à cesser tout soutien présumé aux groupes armés opérant sur le territoire congolais.
Washington a insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté de la RDC et de contribuer activement aux efforts de stabilisation dans la région des Grands Lacs.
Une pression diplomatique accrue
Dans son intervention, la délégation américaine a exprimé de « vives préoccupations » face aux informations faisant état d’un appui extérieur au M23. Elle a exhorté Kigali à coopérer pleinement avec les mécanismes régionaux et internationaux visant à restaurer la paix.
Les États-Unis ont également appelé à la mise en œuvre effective des engagements pris dans le cadre des processus de paix régionaux, notamment ceux soutenus par la Communauté d’Afrique de l’Est et l’Union africaine.
La RDC plaide pour des actions concrètesDe son côté, la délégation congolaise a dénoncé une nouvelle fois les « violations répétées » de son intégrité territoriale, demandant au Conseil de sécurité de prendre des mesures plus fermes contre les acteurs impliqués dans l’instabilité à l’Est du pays.
Kinshasa appelle notamment à des sanctions ciblées et à un renforcement du mandat de la MONUSCO afin de mieux protéger les populations civiles.
Un climat régional sous tension
Cette réunion intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, sur fond d’accusations mutuelles et de combats intermittents dans le Nord-Kivu.
Si certains membres du Conseil ont plaidé pour une solution diplomatique durable, d’autres ont insisté sur l’urgence d’actions concrètes pour mettre fin aux violences et éviter une escalade régionale.
En attendant des décisions formelles, cette session marque une nouvelle étape dans l’implication de la communauté internationale, où la pression sur le Rwanda semble désormais s’intensifier, sous l’impulsion des États-Unis.
