Le Sénat de la République démocratique du Congo s’apprête à élire un nouveau deuxième vice-président le 3 avril 2026, en remplacement de Modeste Bahati Lukwebo, contraint à la démission à la suite d’une crise politique interne marquée par une pétition initiée contre lui par un sénateur.
Membre influent de l’Union sacrée de la Nation, Bahati Lukwebo a vu sa position fragilisée après une sortie médiatique controversée dans laquelle il s’était opposé à une éventuelle révision constitutionnelle.
Face à la polémique suscitée, il avait par la suite fait volte-face, présentant ses excuses publiques.Cette prise de position initiale avait suscité la colère de plusieurs figures de sa plateforme politique, qui l’accusaient d’irrespect envers le président de la République, Félix Tshisekedi.
La contestation avait même gagné les rangs de son propre camp, certains représentants de son parti au Parlement à l’Assemblée nationale comme au Sénat, s’étant désolidarisés de ses propos.
Dans une tentative d’apaisement, Bahati Lukwebo avait réaffirmé sa loyauté et sa fidélité au chef de l’État. Quelques jours plus tard, son parti, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), avait organisé son 4ᵉ congrès, à l’issue duquel il avait été reconduit comme autorité morale, avec le soutien des cadres et militants.
Cependant, les tensions internes n’ont pas tardé à ressurgir. Un groupe des frondeurs se réclamant, le collège cofondateur de l’AFDC, a publiquement désavoué son leadership, ravivant les divisions au sein du parti.
En réaction, les proches de Bahati ont annoncé le dépôt d’une plainte contre ce groupe dissident.
Rufus Lukanga
