Les évêques catholiques de la province ecclésiastique de Kinshasa ont clôturé, mercredi à Inongo, une semaine d’assises marquée par de vives préoccupations sur la situation sociale, sécuritaire et économique dans leur ressort pastoral.
Dans leur déclaration finale, les prélats ont dressé un constat préoccupant, dénonçant notamment « la pauvreté, l’insécurité généralisée, les attaques ciblées contre l’Église catholique, ses représentants et ses structures, ainsi que la montée vertigineuse des violences physiques et verbales ».
Les évêques ont également fustigé plusieurs maux qui affectent le quotidien des populations, parmi lesquels les tracasseries fluviales et routières, la prolifération des barrières et taxes jugées inappropriées, l’abandon de la jeunesse, ainsi que la corruption dans les milieux éducatifs et les institutions publiques.
À cela s’ajoutent, selon eux, le retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires en milieu rural et l’enclavement persistant de nombreuses localités de la province ecclésiastique.
Malgré ce tableau sombre, les responsables de l’Église catholique ont reconnu certains efforts consentis par le gouvernement, notamment dans la fourniture de l’électricité et l’amélioration des infrastructures routières dans quelques zones.
Les prélats ont par ailleurs salué l’engagement des autorités congolaises dans la restauration de la paix dans les régions touchées par la milice Mobondo, tout en exprimant le souhait de voir cette dynamique se poursuivre afin de garantir durablement la sécurité des populations.
Rufus Lukanga
