La conférence bilatérale entre le président de la République démocratique du Congo, et son homologue burundais , également président en exercice de l’Union Africaine, s’est ouverte mardi 23 juin 2026 à Kinshasa, dans le cadre du renforcement des relations d’amitié, de coopération et de bon voisinage entre les deux pays.
Les deux chefs d’État ont engagé leurs discussions à travers une séance de travail élargie aux membres de leurs délégations respectives.
Les échanges ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la coopération sécuritaire, la santé, les échanges économiques, l’intégration régionale ainsi que la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Lors de son tête-à-tête avec le président burundais, Félix Tshisekedi a réaffirmé la position de Kinshasa sur la défense de la souveraineté nationale tout en maintenant l’ouverture au dialogue pour la paix.
« La RDC continuera de défendre avec fermeté et responsabilité sa souveraineté nationale, tout en restant disponible pour toutes les initiatives sincères susceptibles de conduire à une paix durable dans la région des Grands Lacs », a déclaré le chef de l’État congolais.
De son côté, Évariste Ndayishimiye a dressé un bilan positif de sa visite officielle de 48 heures en RDC, marquée par la volonté de renforcer davantage les liens entre Kinshasa et Bujumbura.
Au cours de ce point de presse conjoint tenu à la cité de l’union africaine avec Félix Tshisekedi, le président burundais a salué l’accueil réservé à sa délégation et a souligné l’importance de cette rencontre pour ouvrir de nouvelles perspectives de coopération entre les deux nations.
« Cette visite m’a permis de renforcer les liens historiques et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération entre nos deux nations », a-t-il déclaré, évoquant des avancées dans plusieurs domaines, notamment la politique, la diplomatie, la sécurité, l’économie, la culture et le social.
Le président burundais a également réaffirmé son engagement en faveur d’une médiation africaine pour contribuer au règlement de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Il a appelé à une mutualisation des efforts entre les États de la région face aux groupes armés étrangers et aux forces négatives.
« J’ai réaffirmé mon engagement personnel en faveur de la médiation africaine et mon soutien constant aux institutions de la RDC dans leur mission essentielle de restauration de la paix », a-t-il indiqué.
