72 heures après la publication du rapport final de l’assemblée générale des évêques catholiques du 20 juin, la réaction de la majorité au pouvoir n’a pas tardé.L’Union sacrée de la nation (USN), plateforme politique soutenant le président de la République, a tenu une réunion ce jour au cours de laquelle elle a examiné la position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sur la question du changement de la Constitution.
Dans une déclaration rendue publique à l’issue de cette rencontre, l’USN condamne la prise de position de la CENCO, qu’elle qualifie « d’acte de subversion dirigé contre les institutions légitimes et démocratiquement établies ».
La plateforme présidentielle estime également que cette communication des évêques « incite manifestement au soulèvement populaire et au renversement de l’ordre constitutionnel ».
Face à cette situation, l’Union sacrée appelle les évêques concernés à « faire preuve de retenue » et soutient que le peuple devra être consulté à travers un référendum pour trancher cette question.
De son côté, la CENCO, réunie en assemblée générale le 20 juin dernier, s’était prononcée sur plusieurs sujets d’actualité, notamment le débat autour d’une éventuelle révision ou modification de la Constitution. Les évêques avaient exprimé leur désaccord avec cette démarche, la jugeant inopportune, tout en appelant les acteurs politiques à privilégier la paix, le bien-être social, l’unité nationale et la cohésion sociale.
