Reçue lundi 20 juillet par le chef de l’exécutif provincial, une délégation de l’Union sacrée conduite par Sylvain Mutombo, membre du présidium de la plateforme, a été informée que la manifestation ne pouvait être autorisée en raison de la suspension des rassemblements de masse décidée par le Gouvernement central pour limiter la propagation de la maladie à virus Ebola.
Selon Daniel Bumba, cette mesure sanitaire reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre et s’impose à tous les acteurs politiques. Il a insisté sur le caractère préventif de cette décision, affirmant qu’elle vise exclusivement à protéger la population et à préserver la santé publique.
Le gouverneur a également rappelé que la commune de la Gombe demeure une zone interdite aux manifestations politiques.
Malgré cette position, les responsables de l’Union sacrée refusent de renoncer à leur initiative. À l’issue de l’entretien, ils ont annoncé leur intention de maintenir la marche du 22 juillet, estimant qu’elle a pour objectif de soutenir les institutions de la République et d’encourager les FARDC.
« Nous avons suivi avec attention les recommandations du gouverneur. Nous avons décidé de maintenir notre marche, parce qu’il s’agit d’une marche pour la protection des institutions de la République et l’encouragement à nos FARDC. Une grande réunion de l’Union sacrée se tiendra demain pour renforcer les préparatifs. Nous ferons rapport au présidium et communiquerons la suite des décisions », ont déclaré les représentants de la plateforme.
Par ailleurs, cette manifestation est contestée par l’UDPS. Son secrétaire général et président a.i., Augustin Kabuya, juge inopportune la tenue de cette marche à la même date que celle initialement annoncée par l’opposition. Cette dernière a d’ailleurs décidé, ce lundi, de reporter sa mobilisation contre le changement constitutionnel, à la suite des appels lancés par le tandem CENCO-ECC après leur rencontre avec le président de la République, Félix Tshisekedi. Ces échanges ont débouché sur l’option d’un dialogue inclusif comme voie de résolution de la crise actuelle en République démocratique du Congo.
Rufus Lukanga
