Les Zambiens sont appelés aux urnes ce jeudi 13 août 2026 pour élire leur président de la République, les membres de l’Assemblée nationale ainsi que leurs représentants locaux. Le scrutin, organisé en une seule journée, se déroule sous l’œil attentif des observateurs régionaux et internationaux, alors que la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) appelle au calme, à la transparence et au respect du processus démocratique.
Les bureaux de vote ont ouvert à 6 heures, heure locale, soit 4 heures GMT, et doivent fermer à 18 heures. Dans plusieurs provinces, de longues files d’attente ont été signalées dès les premières heures, témoignant d’une forte mobilisation des électeurs.Selon la Commission électorale de Zambie (ECZ), les résultats officiels sont attendus lundi.
La législation prévoit toutefois l’organisation d’un second tour dans un délai de 37 jours si aucun candidat ne recueille plus de 50 % des suffrages exprimés.
Hichilema en quête d’un second mandat
Au total, plus d’une dizaine de candidats se disputent la magistrature suprême. Le président sortant, , au pouvoir depuis 2021, brigue un deuxième mandat.Sa candidature intervient dans un contexte économique difficile, marqué notamment par le coût élevé de la vie et le mécontentement d’une partie de la population.
Face à lui figure notamment Brian Mundubile, candidat d’une coalition de l’opposition bénéficiant du soutien de plusieurs partisans de l’ancien président Edgar Lungu.
L’issue du scrutin permettra donc de déterminer si Hakainde Hichilema sera reconduit dès le premier tour ou si un second scrutin sera nécessaire, notamment dans l’hypothèse d’une mobilisation de l’opposition autour d’un candidat unique.
La SADC appelle au calme
À la veille du vote, l’ancien président du Malawi et président de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité, , a appelé les électeurs zambiens à faire preuve de calme et de tolérance.Dans une déclaration publiée le 12 août, il a rappelé que les élections zambiennes constituent le seul grand rendez-vous électoral général prévu en 2026 dans l’espace SADC.
Il a également salué la mobilisation des États membres ayant envoyé des observateurs dans le cadre de la Mission d’observation électorale de la SADC.
« J’encourage tous les électeurs éligibles en Zambie à saisir cette opportunité d’influencer directement la direction de leur pays en votant pacifiquement », a-t-il déclaré.
La mission régionale entend notamment contribuer à la tenue d’élections libres, équitables, transparentes et crédibles.
Des tensions en toile de fond
La campagne électorale, organisée du 21 mai au 12 août, n’a pas été exempte de tensions. Des accusations de répression politique ont notamment été formulées contre le pouvoir, des allégations rejetées par les autorités zambiennes.
Les observateurs de la SADC, de l’Union européenne et d’autres organisations internationales suivent ainsi de près les opérations de vote et le dépouillement.
Au-delà du choix du prochain président, le scrutin constitue un test important pour la démocratie zambienne. La manière dont les opérations de vote, le dépouillement et la proclamation des résultats seront conduits sera déterminante pour préserver la stabilité politique du pays et la confiance des citoyens dans le processus électoral.
