Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit ce jeudi 26 mars pour examiner la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo, lors d’une séance d’information publique suivie de consultations à huis clos. Au centre des échanges : l’évolution des activités de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, dans un contexte de tensions persistantes dans l’est du pays.
Cette réunion intervient alors que les États-Unis assurent la présidence tournante du Conseil. Elle sera dirigée par Massad Boulos, conseiller principal pour les affaires arabes et africaines.
Un briefing attendu sur la situation sécuritaire
La représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Vivian van de Perre, doit présenter un exposé détaillé sur les derniers développements en RDC. Elle s’appuiera notamment sur le rapport du Secrétaire général couvrant la période depuis décembre 2025.
Son intervention devrait mettre en lumière les efforts diplomatiques en cours, en particulier dans le cadre de l’Accord de Doha signé en novembre 2025 entre le gouvernement congolais et le Mouvement du 23 mars, ainsi que les Accords de Washington conclus en décembre entre la RDC et le Rwanda.
Vers un cessez-le-feu fragile
La MONUSCO poursuit ses efforts pour consolider un cessez-le-feu, notamment à travers le mécanisme de surveillance mis en place à Doha. Ces initiatives ont été renforcées par la visite en février de Jean-Pierre Lacroix, qui a échangé avec les autorités congolaises sur la stabilisation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Par ailleurs, Massad Boulos devrait revenir sur les discussions organisées à Washington les 17 et 18 mars entre Kinshasa et Kigali. Ces échanges ont abouti à des engagements visant à réduire les tensions, notamment le retrait de certaines mesures militaires rwandaises et l’intensification des opérations congolaises contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda.
Une situation toujours préoccupante
Malgré ces avancées diplomatiques, la situation sécuritaire sur le terrain demeure alarmante. Les combats se poursuivent dans l’est du pays, notamment autour de Goma. Le 11 mars, une attaque de drone a coûté la vie à un agent de l’UNICEF et à deux civils, illustrant la fragilité du contexte.Face à cette escalade, plusieurs membres de la communauté internationale appellent à une désescalade urgente et au respect strict du droit international humanitaire.
La protection des civils et du personnel humanitaire reste une priorité absolue, dans une région où les populations continuent de payer le prix fort des violences armées.Cette réunion du Conseil de sécurité des Nations unies pourrait ainsi marquer une étape décisive dans les efforts internationaux visant à ramener une paix durable en RDC.
Rufus Lukanga
