Extradé aux Etats Unis pour purger leur peine sur des crimes commis en République démocratique du Congo, les ressortissants américains condamnés dont Marcel Malanga, 22 ans, Tyler Thompson, 22 ans, Benjamin Zalman-Polun, 37 ans, et Joseph Peter Moesser, 67 ans, auteurs d’un coup d’État manqué et autres faits complotés avec leur leader Christian Malanga (abattu à la confrontation), verront leur dossier se rouvrir en mars prochain dans le district de l’Utah, aux États-Unis.
Ils seront poursuivis pour « complot en vue de fournir un soutien matériel et des ressources, de complot en vue d’utiliser des armes de destruction massive, de complot en vue de « commettre des attentats à la bombe contre des installations gouvernementales et de complot en vue de tuer ou d’enlever des personnes dans un pays étranger »

Pour se munir des preuves conséquentes dans la procédure, deux agents du Bureau fédéral d’enquête « FBI » sont actuellement à Kinshasa.
Leur mission est d’auditionner toutes les parties concernées de près ou de loin dans l’affaire christian malanga.
Rappelons que, Ces personnes condamnées en RDC étaient accusées par le ministère public d’avoir tenté le coup d’État en République démocratique du Congo, la nuit du 18 au 19 mai 2024 au Palais de la nation, siège de l’institution président de la République. Ce, après avoir attaqué la résidence de Vital Kamerhe, alors ministre de l’Économie nationale.
Au terme de trois mois d’instruction, le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe avait rendu son verdict le 13 septembre 2024. 37 prévenus sur les 51 ont été condamnés à la peine de mort, dont Marcel Malanga, Taylor Christa Thomson, Zalman Polun Benjamin et Jean-Jacques Wondo. 14 d’entre eux ont été acquittés.
Saisie au degré d’appel pour le compte de 37 prévenus, la Cour militaire de Kinshasa/Gombe a rendu son verdict ce lundi 27 janvier 2025. Elle a confirmé la peine de mort contre Marcel Malanga et les autres prévenus.
En Avril, la RDC et les USA ont passé l’accord d’extradition, dans le cadre de la coopération judiciaire qui les lit. Après la commutation de la peine de mort infiltrée à ces sujets américains en servitude pénale à perpétuité, survenue à la faveur de l’ordonnance présidentielle du 28 mars dernier, il a été décidé que ces ressortissants américains aillent purger leur peine sur le sol américain.
Rufus Lukanga
