Sécurité surtout, mais aussi l’économie, sans évoquer un nouveau dialogue national, Félix TSHISEKEDI semble serein quant à l’avenir du pays. Devant le congrès, le chef de l’État a prononcé un nouveau discours ambitieux marquant ses priorités à l’heure actuelle à savoir : le retrait des troupes étrangères du territoire congolais, couper le circuit financier de la violence, assurer la protection des civils et encrer la paix dans la durée.
Plus qu’un simple exercice constitutionnel, il s’agissait d’un devoir de vérité, de redevabilité et d’espérance. C’est un Félix TSHISEKEDI en forme et droit dans ses bottes, concentré pendant plus de deux bonnes heures, interrompu que par des applaudissements et des chants des combattants qui s’étaient faufilés dans la salle de congrès du palais du peuple.
Lors de ce 7ème discours depuis son accession à la magistrature suprême, tout ou presque a tourné autour de la situation sécuritaire fragile du pays. Rappelant les tristes évènements qui ont conduit à la chute de Goma et Bukavu en début d’année, Félix TSHISEKEDI a chargé comme d’habitude l’armée rwandaise, soutien prouvé de l’AFC-M23 qui occupe en ce moment cette région hautement stratégique pour le monde.
Ce discours au lendemain des accords de Washington a été l’occasion attendue pour éclaircir les zones d’ombre ou les non-dits de cet engagement ultra médiatisé et surveillé par le monde entier.
Le chef de l’État est catégorique : il ne s’agit ni d’un bradage des ressources congolaises encore moins d’un partage de souveraineté. D’ailleurs, malgré les différents engagements signés, Félix TSHISEKEDI rassure que la justice suivra son cours et ceux qui ont fait couler le sang des congolais devront le payer.
Au stade actuel, le président de la république a énuméré 4 priorités à la nation : le retrait des troupes étrangères du territoire congolais, couper le circuit financier de la violence, assurer la protection des civils et encrer la paix dans la durée.
Pour être plus clair, Félix TSHISEKEDI affirme que sa tache ne sera achevée que lorsque la paix sera totale à travers toutes les villes et collines du pays.
La RDC n’est pas pessimiste mais vigilante et lucide, a fait remarquer le président de la république signalant des violations de l’accord constatées déjà au lendemain même de la signature à Washington.
Quant aux différents défis socio-économiques, épinglant la situation urbanistique catastrophique de la capitale Kinshasa, le chef de l’État ne veut plus faire d’annonces, juste des engagements vérifiables tous les 3 mois si possible.
Félix TSHISEKEDI n’a pipé mot sur un quelconque dialogue réclamé encore par une partie de l’opposition ainsi que l’église catholique, mais comme pour narguer cette dernière, il a fini son discours avec une prière rappelant le feu cardinal Laurent MONSENGWO au sujet des ténèbres qui ne dureront pas toujours, RDC lève-toi et sois éclairée car la lumière arrive.
Christopher Otshokum
