Le président de la République, Félix Tshisekedi, prendra part ce dimanche 2 août aux cérémonies marquant la Journée nationale du GENOCOST, une commémoration dédiée aux millions de Congolais victimes des guerres et des violences qui ravagent le pays depuis près de trois décennies.
Par sa présence, le chef de l’État entend réaffirmer l’engagement de la République démocratique du Congo à préserver la mémoire des victimes et à faire en sorte que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Le GENOCOST, contraction de « Geno » pour génocide et de « Cost » pour coût, désigne le génocide congolais lié à l’exploitation des ressources naturelles du pays à des fins économiques.
Cette journée est devenue un symbole du devoir de mémoire et de la quête de justice pour les victimes des conflits.
Placée sous le signe de la mobilisation nationale, cette quatrième édition réunira les Congolais à travers toutes les provinces ainsi que dans les représentations diplomatiques de la RDC à l’étranger.
Cette initiative, recommandée par le président Tshisekedi lors d’un Conseil des ministres, vise à faire de cette commémoration un moment de recueillement, de dialogue et d’engagement en faveur de la paix.
Au-delà de l’hommage rendu aux victimes, cette journée s’inscrit dans la stratégie diplomatique engagée par Kinshasa pour obtenir la reconnaissance internationale du « génocide économique » perpétré en République démocratique du Congo.
Après avoir porté ce plaidoyer devant les Nations unies en 2025, les autorités congolaises comptent intensifier leurs démarches dans les grandes instances internationales afin de faire reconnaître les atrocités commises dans le pays.
Dans cette dynamique, un Conseil consultatif international a été mis en place pour accompagner ce processus. Coprésidé par la défenseure des droits humains Julienne Lusenge et le juriste britannique Sir Howard Morrison KC, cet organe apportera son expertise au Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles (FONAREV) et à la Commission interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR), afin de renforcer les mécanismes de justice transitionnelle et de contribuer à l’établissement des responsabilités pour les crimes commis en RDC.
