Le président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Aimé BOJI SANGARA, a présidé, ce jeudi 9 Juillet 2026, un déjeuner de travail consacré à l’évaluation du programme économique conclu entre la République démocratique du Congo et le Fonds monétaire international (FMI). Cette rencontre a réuni les députés nationaux membres de la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN/CB), les membres du Gouvernement et les responsables de l’institution de Bretton Woods afin de faire le point sur les réformes engagées, les résultats obtenus et les défis à relever.
Dans son mot d’ouverture, le speaker de la chambre basse l’honorable Aimé BOJI SANGARA a présenté cette rencontre comme un exercice de redevabilité destiné à renforcer le contrôle parlementaire sur la gestion des finances publiques.
Revenant sur son expérience d’ancien ministre du Budget, il a rappelé avoir participé au rétablissement de la coopération entre la RDC et le FMI, ayant conduit au premier programme triennal conclu en 2021 puis aux nouveaux programmes signés en 2025. Il a invité les députés à s’approprier les réformes en cours afin de mieux exercer leur mission de contrôle.
Prenant la parole, le représentant résident du FMI en RDC René TAPSOBA a indiqué que les programmes de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), en vigueur depuis janvier 2025, mobilisent près de 3 milliards de dollars pour accompagner les réformes économiques du pays.
Il a mis en avant les progrès réalisés dans la mobilisation des recettes publiques, la modernisation de la gestion des finances publiques, l’opérationnalisation du Compte unique du Trésor ainsi que les efforts consentis en matière de transparence, de lutte contre la corruption et de gouvernance.
Le responsable du FMI a également relevé les performances macroéconomiques enregistrées par la RDC, notamment une croissance projetée à 5,6 % en 2026, une inflation inférieure à 3 % et des réserves internationales estimées à près de 8 milliards de dollars.
Il a toutefois estimé que ces résultats devront être consolidés par une diversification de l’économie afin que la croissance profite davantage à la population. Il a enfin annoncé un programme de renforcement des capacités destiné aux7 députés nationaux en matière de contrôle budgétaire.
À son tour, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a souligné que les résultats obtenus sont le fruit des efforts déployés par le Gouvernement pour respecter les engagements pris avec le FMI.
Il a rappelé que les recettes publiques ont dépassé les objectifs fixés en 2025 et a présenté les principales réformes engagées, parmi lesquelles la généralisation de la facture normalisée, la digitalisation de l’administration fiscale, l’interconnexion des régies financières, la rationalisation des comptes spéciaux et l’organisation prochaine d’une table ronde internationale sur la mobilisation des recettes.
Le ministre a également plaidé pour une réforme du système fiscal afin de réduire la parafiscalité, d’améliorer le climat des affaires et de renforcer les recettes de l’État.
Il a insisté sur la nécessité de maîtriser la masse salariale tout en orientant la croissance économique vers les secteurs productifs, notamment l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et l’industrie.
Intervenant à son tour, le vice-ministre du Budget, Élise Bokumwana, a expliqué que le programme conclu avec le FMI a profondément transformé la gestion des finances publiques.
Il a estimé que le retour de la coopération avec les institutions de Bretton Woods, sous l’impulsion du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a permis de restaurer la crédibilité financière du pays.
Selon lui, cette crédibilité retrouvée a contribué à l’augmentation significative du budget national, facilité l’accès de la RDC aux marchés financiers internationaux et favorisé le retour des appuis budgétaires des partenaires techniques et financiers.
Il a également annoncé la poursuite des réformes visant à maîtriser la masse salariale, notamment à travers le contrôle des effectifs de l’administration publique et l’élaboration d’une nouvelle politique salariale conforme aux recommandations du FMI.
Ce déjeuner de travail a permis aux députés nationaux de mieux appréhender les résultats du programme économique conclu avec le FMI, tout en renforçant le dialogue entre le Parlement, le Gouvernement et les partenaires internationaux sur les réformes destinées à consolider la stabilité macroéconomique et à soutenir le développement de la République démocratique du Congo.
