Dans un contexte marqué par des enjeux économiques cruciaux pour la République démocratique du Congo, une nouvelle dynamique voit le jour dans le Grand Bandundu.
Un groupe de jeunes leaders et opérateurs économiques de cette région s’est réuni ce samedi 28 juin au Centre CEPAS à Kinshasa/Gombe, pour réfléchir collectivement à l’avenir socio-économique de leur bloc provincial.Au cœur des échanges : la nécessité urgente de créer une Chambre de commerce et d’industrie propre au Grand Bandundu, un organe qui, d’après eux, servira de vitrine pour promouvoir le potentiel économique de la région, attirer les investissements et favoriser un développement inclusif et durable.
Un appel stratégique dans un moment charnière pour la RDC
« Aujourd’hui, la République démocratique du Congo est engagée dans un tournant historique, notamment avec des accords stratégiques passés avec les États-Unis, évoquant des investissements directs étrangers évalués à environ 3 000 milliards de dollars. Pourtant, une large part du débat public reste focalisée sur les ambitions politiques », a souligné Grâce Ebuwe Muntu, entrepreneur et président du mouvement citoyen PONA MBOKA, initiateur de cette rencontre.
Selon lui, cette focalisation excessive sur l’aspect politique fait passer au second plan les véritables opportunités économiques que ces investissements étrangers pourraient représenter pour les provinces.
Le Grand Bandundu, regrettent les jeunes leaders, reste encore trop discret dans ce débat national, alors même qu’il regorge de ressources et de potentialités inexploitées.
Promouvoir le Grand Bandundu à sa juste valeur
« Le Grand Bandundu ne se vend pas assez cher. Et comme on dit en affaires: si vous vous vendez à bas prix, on vous achètera à crédit. Ce n’est plus acceptable. Nous devons sortir de cette invisibilité », a martelé Grâce Ebuwe Muntu.
La création d’une chambre de commerce et d’industrie est perçue comme une solution stratégique de long terme, capable de :Structurer les initiatives économiques régionales,Valoriser les ressources locales (y compris les ressources minières méconnues),Offrir une meilleure visibilité aux investisseurs étrangers,Développer un tissu économique solide basé sur des partenariats publics-privés.
Des exemples concrets ont été évoqués, notamment le projet hydroélectrique de Kakobola, encore marginalisé malgré son potentiel, contrairement à Inga largement médiatisé.
Un réseau pour l’action collectiveL’événement a également été l’occasion de réseautage et de mobilisation entre professionnels du secteur privé, acteurs de la société civile et notables originaires du Grand Bandundu.
Des tables rondes ont permis d’explorer des pistes concrètes pour initier une mission économique régionale, visant à cartographier les richesses existantes et les axes prioritaires de développement.
Ces jeunes leaders opérateurs économiques et professionnels appellent désormais les autorités provinciales et nationales, ainsi que les partenaires techniques et financiers, à soutenir activement cette démarche qui vise à renforcer l’intégration économique du Grand Bandundu dans l’espace national et international.
Un espoir fondé sur l’initiative locale
« Ce que nous lançons aujourd’hui n’est pas un simple plaidoyer, c’est un début de solution. Il est temps que le Grand Bandundu parle d’une seule voix et devienne un acteur incontournable du développement national », conclut Grâce Ebuwe Muntu.
Source Politico. Cd
