Le 11 mai 1981, s’éteignait à Miami, aux États-Unis, à l’âge de 36 ans, des suites d’un cancer de la peau, le roi du reggae, Bob Marley. Quarante-cinq ans après sa disparition, l’artiste jamaïcain continue d’incarner un symbole mondial de paix, de résistance et d’unité.
Hospitalisé au Cedar of Lebanon Hospital — aujourd’hui University of Miami Hospital — Bob Marley livrait alors son ultime combat contre la maladie après avoir tenté un traitement expérimental en Allemagne auprès du Dr Josef Issels. Affaibli, le chanteur souhaitait regagner la Jamaïque, son pays natal, mais son état de santé ne lui permit pas d’aller au-delà de Miami.
Selon plusieurs récits rapportés par ses proches, ses derniers mots adressés à son fils furent : « Money can’t buy life » (« L’argent ne peut pas acheter la vie »). Une phrase devenue emblématique et en parfaite cohérence avec les valeurs humaines et spirituelles qu’il a défendues tout au long de sa carrière.
Le 21 mai 1981, la Jamaïque lui rendait un hommage national à travers des funérailles mêlant traditions rastafaries et rites de l’Église orthodoxe éthiopienne.
Aujourd’hui encore, l’artiste repose dans un mausolée à , son village natal devenu un lieu de mémoire et de pèlerinage culturel.Auteur de classiques intemporels tels que , ou encore No Woman, No Cry, Bob Marley a profondément marqué l’histoire de la musique contemporaine.
Son œuvre, portée par des messages de justice sociale, de fraternité et de lutte contre l’oppression, continue de résonner auprès de plusieurs générations.Considéré comme l’ambassadeur mondial du reggae, Bob Marley a largement contribué à la popularisation de ce genre musical ainsi que du mouvement rastafari à travers le monde.
Avec plus de 200 millions de disques vendus, il demeure l’un des artistes les plus influents de l’histoire.
Chaque année, le 11 mai, des millions de personnes à travers le monde rendent hommage à cette figure majeure de la culture mondiale, dont l’héritage musical, spirituel et politique reste intact plus de quatre décennies après sa disparition.
Rufus Lukanga
