Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé ce mardi 5 mai 2026, devant le Sénat, la suppression du « permis de culte », une mesure qu’il considère comme dépourvue de base légale.
Dans son intervention, le garde des Sceaux a rappelé que la liberté de religion est garantie par la Constitution de la République démocratique du Congo et ne peut être soumise à aucune autorisation administrative préalable. « Seule la reconnaissance légale des confessions religieuses, conformément à la loi de 2001 sur les ASBL, est requise », a-t-il insisté.
Guillaume Ngefa a également dénoncé les frais imposés depuis juillet 2024, variant entre 25 et plus de 100 dollars américains, qu’il qualifie de perception illégale assimilable à une imposition indue. Selon lui, ces pratiques ne reposaient sur aucun fondement juridique valable.
Dans la foulée, le ministre a annoncé la mise en place d’une cellule chargée de recevoir les plaintes des citoyens et des responsables religieux. Des mesures ont aussi été évoquées pour mettre fin aux irrégularités constatées et renforcer les mécanismes de contrôle.
Cette réforme, a-t-il conclu, s’inscrit dans une volonté de restaurer la légalité, de garantir la transparence administrative et de faire respecter les principes de l’État de droit en matière de liberté religieuse.
Rufus Lukanga
