Cinq ans après l’alternance, depuis l’accession de la RDC à l’indépendance, le pouvoir a été confisqué par un seul homme pendant plusieurs années, les libertés fondamentales ont été bafouées et le peuple marginalisé, précise-t-il.
Face à cet état de choses, l’UDPS s’était insurgée en menant une lutte acharnée pour l’éradication de cette dictature, en vue d’instaurer, à sa place, l’État de droit et la bonne gouvernance.
Cette démocratie implique deux principes essentiels qui en sont le corollaire :- l’alternance au pouvoir ; – la limitation des mandats à cinq ans, renouvelable une seule fois.
Pour ne pas revivre la mauvaise expérience qu’a connue le pays sous Mobutu, il a été convenu qu’aucun homme n’aille au-delà de ce délai pour briguer un troisième mandat, proscrit par le peuple, rappelle le document.
Bruno Tshibala dit ne pas être opposé au projet de révision constitutionnelle dans la mesure où celui-ci ne touche pas aux dispositions intangibles.
Cependant, toute idée de changement constitutionnel, affirme-t-il, s’inscrirait à l’encontre de la culture des textes initiée par Étienne Tshisekedi, que la plupart des membres de l’entourage du président de la République méconnaissent, voulant profiter du pouvoir à des fins personnelles.
Bruno Tshibala a recommandé de porter le débat, au regard du temps qu’il juge suspect, devant la Commission des réformes institutionnelles lors d’un dialogue national inclusif.
Ce cadre, selon lui, aura l’avantage de garantir impartialité et objectivité afin de dégager des options dans le seul intérêt de la Nation.




Gaëtan Kubabhuranzi
