L’ancien ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, est attendu ce mardi 5 mai 2026 devant la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, dans le cadre de l’affaire liée au Fonds de Répartition des Indemnisations aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Cette convocation intervient dans un contexte judiciaire de plus en plus tendu autour de la gestion de ce fonds, soupçonné d’avoir fait l’objet de malversations financières portant sur plusieurs millions de dollars.
Lors de leurs auditions, certains responsables du FRIVAO ont affirmé avoir agi sur instruction de l’ancien garde des Sceaux, ce qui place désormais Constant Mutamba au cœur de la procédure.
Selon les révélations du directeur général intérimaire, Chancard Bolukola, des décaissements dépassant les 50 millions de dollars auraient été effectués sur instruction de l’ex-ministre.
En parallèle, les magistrats s’intéressent à une enveloppe de 270 000 dollars dont la traçabilité reste floue : une famille bénéficiaire n’aurait reçu que 20 000 dollars, suscitant des interrogations sur la répartition du reliquat.
À mesure que l’instruction progresse, ce dossier s’impose comme un test majeur pour la justice congolaise, ravivant le débat sur la transparence dans la gestion des fonds publics et la responsabilité des hauts responsables.
