L’ICCN interdit la consommation de la viande de la baleine échouée sur les côtes de la cité de Moanda, dans la province du Kongo Central, qui est morte jeudi 2 juillet en début de soirée, malgré plusieurs heures d’efforts déployés pour tenter de la remettre à l’eau.
Le cétacé, découvert en détresse dans la nuit de mercredi, mesurait entre 10 et 15 mètres de long, selon les premières estimations des autorités de conservation. Les équipes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), appuyées par des entreprises privées, ont multiplié les tentatives de sauvetage à l’aide d’excavatrices et d’engins de terrassement.
Toutefois, la taille et le poids impressionnants de l’animal ont rendu l’opération impossible.Le directeur provincial de l’ICCN, Didier Bilombe, a confirmé le décès de la baleine aux alentours de 19 heures (18 h GMT). Les causes de cet échouage restent, à ce stade, inconnues et feront l’objet d’investigations.
Face aux risques sanitaires, l’ICCN a lancé un appel à la vigilance. Les autorités interdisent formellement à la population de toucher à la carcasse ou d’en consommer la viande, les causes de la mort de l’animal n’étant pas encore déterminées.
« Nous ne connaissons pas encore les causes de sa mort ni les éventuels risques sanitaires », a averti Didier Bilombe, précisant que toutes les précautions doivent être prises afin de protéger la population.
Les autorités ont annoncé que la carcasse sera retirée puis enterrée conformément aux protocoles internationaux en matière de gestion des grands mammifères marins. Une parcelle a été réquisitionnée à cet effet et sera placée sous la surveillance des éco-gardes de l’ICCN.
L’accès au site sera interdit au public afin de prévenir tout risque sanitaire et environnemental.Cet échouage exceptionnel relance les interrogations sur les causes de ce phénomène sur les côtes congolaises et met en évidence les défis logistiques auxquels sont confrontés les services de conservation face à ce type d’incident.
Rufus Lukanga
