Accueilli à l’aéroport international de Ndjili par la Première ministre, Judith Suminwa, le chef de l’État sud-africain Cyril Ramaphosa s’est ensuite entretenu en tête-à-tête avec le Président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine.
Au cours de leur point de presse conjoint, le Président congolais a insisté sur la nécessité d’une coopération sanitaire régionale renforcée.
« Pour un pays comme la RDC, situé au cœur du continent et entouré de neuf voisins, la coopération sanitaire transfrontalière n’est pas une option ; c’est une nécessité stratégique », a-t-il déclaré.
Il a également souligné que l’insécurité dans les zones affectées par les conflits armés compromet la prévention, la surveillance épidémiologique, l’accès aux soins et la capacité de répondre rapidement aux urgences sanitaires.
De son côté, le Président Cyril Ramaphosa a plaidé en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire dans l’Est de la RDC afin de faciliter les interventions sanitaires. Il a également estimé que la fermeture des frontières ne constitue pas une solution efficace pour lutter contre la propagation de la maladie.
Les deux chefs d’État se sont rendus à l’INRB, où ils ont pris connaissance des capacités nationales de recherche, de surveillance épidémiologique et de riposte contre Ebola. Les responsables de l’institut leur ont présenté le dispositif d’alerte et les infrastructures qui font de cette institution un centre de recherche répondant aux standards internationaux.
À l’issue de cette visite, le Président Félix Tshisekedi a salué l’engagement constant de l’Afrique du Sud, qu’il a qualifiée de partenaire majeur de la RDC sur les plans politique, diplomatique, sécuritaire, économique, sanitaire et régional.
Selon les autorités, les engagements internationaux en faveur de la riposte contre Ebola dépassent désormais 910 millions de dollars américains, dont 13,5 millions apportés par l’Afrique du Sud, témoignant de la mobilisation des partenaires aux côtés de la RDC dans la lutte contre cette épidémie.
