La maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo. Selon le dernier rapport de situation publié le vendredi 3 juillet par l’Institut national de santé publique (INSP), et couvrant la journée du 2 juillet, le pays totalise désormais 1 502 cas confirmés, après l’enregistrement de 42 nouveaux cas en seulement 24 heures dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Le bilan épidémiologique fait également état de 473 décès parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité global de 31,5 %. À ce jour, 213 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 628 patients restent en isolement ou hospitalisés dans les structures de prise en charge.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec 24 zones de santé affectées. Le Nord-Kivu reste sous haute surveillance avec 11 zones de santé touchées, alors que le Sud-Kivu compte, à ce stade, trois cas confirmés, tous enregistrés dans la zone de santé de Miti-Murhesa.
Les autorités sanitaires poursuivent le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades. Sur 11 360 contacts recensés dans les trois provinces concernées, 81,8 % font actuellement l’objet d’un suivi régulier.Face à cette situation, le ministère de la Santé renouvelle son appel à la vigilance.
Il rappelle que de nombreux décès sont liés à une consultation tardive, lorsque l’état des patients est déjà fortement dégradé.Les autorités insistent sur l’importance de se rendre immédiatement dans une structure de santé dès l’apparition des premiers symptômes, notamment la fièvre, une fatigue intense, des diarrhées, des vomissements ou tout autre signe inhabituel.
Une prise en charge précoce améliore les chances de guérison et contribue à freiner la propagation de la maladie.
