L’épidémie de maladie à virus Ebola poursuit sa progression en République démocratique du Congo avec l’apparition de deux cas confirmés à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, jusque-là épargnée par la 17ᵉ flambée épidémique.
Selon le dernier rapport de situation publié le 8 juillet, ces deux cas ont été détectés à Kisangani. L’un est épidémiologiquement lié à la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, tandis que le second ne présente, à ce stade, aucun lien géographique apparent avec les foyers actifs connus, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle transmission locale.
Les autorités sanitaires précisent que les deux patients ont été testés positifs par PCR RADIONE. Des analyses de validation par RT-PCR sont en cours, parallèlement à des investigations approfondies destinées à retracer les chaînes de transmission.
Des équipes de riposte ont déjà été déployées à Kisangani afin de renforcer la surveillance, la prise en charge des cas et les autres piliers de la réponse.
Ces deux cas ne figurent pas encore dans les statistiques officielles du rapport et seront intégrés aux prochains bilans après validation des résultats.
Par ailleurs, le rapport fait état de 51 nouveaux cas confirmés et 20 décès enregistrés au cours des dernières 24 heures, principalement en Ituri (45 cas et 20 décès) et au Nord-Kivu (6 cas). Le bilan cumulé s’élève désormais à 1 759 cas confirmés et 600 décès, soit un taux de létalité de 34,1 %.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, tandis que les autorités sanitaires restent confrontées à d’importants défis, notamment l’insécurité dans certaines zones affectées et un déficit de financement pour soutenir les opérations de riposte.
