L’épidémie d’Ebola continue de gagner du terrain en République démocratique du Congo. Dans son dernier rapport de situation publié vendredi, le gouvernement congolais, à travers l’Institut National de Santé Publique (INSP), fait état d’une aggravation de la situation sanitaire dans l’est et le nord-est du pays.
Les données arrêtées au 30 juillet indiquent un total de 3 605 cas confirmés, soit 73 nouvelles contaminations enregistrées en l’espace de 24 heures.
La maladie est désormais présente dans 49 zones de santé réparties à travers cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.Le bilan humain continue également de s’alourdir.
Les autorités sanitaires recensent 1 587 décès, ce qui porte le taux de létalité à 44 %. Parallèlement, 651 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 748 patients restent pris en charge dans des structures d’isolement ou d’hospitalisation.
Le rapport souligne en outre que le taux de suivi des contacts atteint désormais 75,3 %, un indicateur essentiel pour freiner la chaîne de transmission du virus.Sur le plan épidémiologique, le Sud-Kivu enregistre une évolution encourageante.
La zone de santé de Miti-Murhesa n’a signalé aucun nouveau cas depuis 65 jours, témoignant d’une stabilisation de la situation dans cette partie du pays.
En revanche, dans la province de la Tshopo, les autorités provinciales ont signalé une cinquième zone de santé affectée, Wanie-Rukula, dont les données restent en attente d’intégration dans les statistiques nationales officielles.
