Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a entendu, ce jeudi 6 août, les plaidoiries dans le procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka, alias Rebo Tchulo, poursuivie aux côtés de treize militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Au terme de son réquisitoire, le ministère public a demandé la condamnation de l’artiste à 14 mois de servitude pénale et au paiement d’une amende de 250 000 dollars américains.
Il ne s’agit toutefois que des réquisitions du parquet. La décision définitive appartient au tribunal, qui rendra son verdict à l’issue de ses délibérations.
Le parquet accuse Rebo Tchulo d’avoir, de manière présumée, incité des militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline militaire.
Cette affaire trouve son origine dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, montrant un homme fouetté par des militaires en présence de la chanteuse, une scène qui avait suscité une vague d’indignation.
Les treize militaires poursuivis dans cette procédure, dont quatre sont toujours en fuite, sont notamment accusés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires. Les faits reprochés auraient été commis au détriment d’un civil identifié comme Kasaï Sadisa.
Rufus Lukanga
