La Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA) a clôturé l’exercice 2025-2026 sur une performance financière exceptionnelle. Son bénéfice net s’est établi à 7,8 milliards de rands, contre 5,3 milliards au cours de l’exercice précédent, soit une progression de 47 %.Publiés lundi 14 septembre à Johannesburg, ces résultats traduisent la bonne santé financière de l’institution malgré un environnement économique mondial toujours soumis à de fortes incertitudes.
Les comptes de la DBSA, élaborés selon les normes internationales d’information financière (IFRS), font état d’une hausse de 5,6 % du revenu net d’intérêts, qui atteint 8,9 milliards de rands, contre 8,4 milliards un an auparavant.
Le résultat d’exploitation affiche également une progression notable de 21,7 %, pour atteindre 10,6 milliards de rands. Les bénéfices durables ont, pour leur part, augmenté de 44,6 %, s’établissant à 7,4 milliards de rands.

Cette embellie financière s’est accompagnée d’un accroissement du bilan de la banque. Le volume total des actifs est passé de 121,9 milliards à 130,5 milliards de rands, soit une hausse de 7,8 % sur une année.
Dans le même temps, les financements accordés par la DBSA ont connu une progression significative. Les décaissements sous forme de prêts et de prises de participation se sont élevés à 20,7 milliards de rands, en hausse de 18,3 %. Les investissements en fonds propres ont également progressé de 20,8 %, pour atteindre 5,5 milliards de rands.
Selon la banque, cette performance s’explique notamment par l’augmentation des revenus d’intérêts et d’exploitation, la croissance des actifs et la baisse de 38 % des provisions pour dépréciation, évaluée à environ 570 millions de rands.
Le rendement des capitaux propres est ainsi passé de 9,7 % à 12,7 %.La DBSA souligne par ailleurs son rôle dans le financement du développement.
Au cours de l’exercice, l’institution affirme avoir consacré 62,4 milliards de rands au soutien aux infrastructures. Une enveloppe comprenant les financements décaissés, les projets préparés et approuvés, les fonds mobilisés ainsi que les infrastructures destinées notamment aux municipalités disposant de capacités financières limitées.
