Le gouvernement congolais a rejeté mercredi l’ultimatum lancé par la Coalition Article 64 (C64), qui exige la convocation d’un dialogue national avant le 15 août. Lors d’un briefing de presse, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a affirmé que le calendrier du chef de l’État ne saurait être dicté par des injonctions politiques.
« L’agenda du Président de la République ne répond pas à une quelconque forme d’ultimatum », a déclaré Patrick Muyaya, en réaction à la demande formulée par l’opposition.
Le porte-parole du gouvernement a rappelé que le président Félix Tshisekedi avait déjà pris l’engagement d’organiser un dialogue national, tout en précisant que sa mise en œuvre relève exclusivement de ses prérogatives.
« Le Président de la République a son agenda. Le Président de la République a son timing. Le Président de la République a dit qu’il organiserait le dialogue. Le Président de la République a dit qu’il prendrait son ordonnance », a-t-il insisté.
Patrick Muyaya a estimé que l’ultimatum de la C64 relevait davantage d’une logique politique que d’une nécessité institutionnelle.
« Je présume que c’était une idée politiquement politicienne. Je ne veux pas rentrer là-dedans », a-t-il déclaré, préférant mettre l’accent sur les engagements déjà pris par le chef de l’État.
Le ministre a également assuré que le dialogue sera organisé « en son temps », conformément à la vision du président de la République et dans le respect des impératifs de l’État.
« Le Président, en tant que garant de la Nation, a pris un engagement d’engager le pays dans la voie du dialogue. Comme dit par le Cardinal, il fera les choses en son temps, il fixera le cadre », a-t-il souligné.
Enfin, Patrick Muyaya a rappelé que la priorité du gouvernement demeure la consolidation de l’unité nationale face à la crise sécuritaire dans l’est du pays.
« Ici, il y a un objectif essentiel : un front contre l’agression rwandaise, et nous cheminerons vers là à travers l’initiative du dialogue voulue par le Président de la République », a conclu le porte-parole du gouvernement.
