Willy Ngoma, principal porte-parole militaire du groupe rebelle Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23), a été tué dans une frappe de drone attribuée aux forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la nuit du lundi au mardi, ont rapporté plusieurs sources concordantes.
Selon des responsables militaires rebelles, des diplomates régionaux et des médias présents dans l’est du pays, l’attaque a eu lieu aux environs de 2 h du matin près de la localité de Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), une zone stratégique en raison de ses riches gisements de coltan. Willy Ngoma se trouvait à bord d’un convoi rebelle ciblé par une série de frappes de drones des FARDC.
Le chef rebelle, figure médiatique et voix officielle du M23 depuis plusieurs années, a été touché mortellement lors de cette opération, ont précisé différentes sources.
La mort de Ngoma intervient dans un contexte d’escalade des hostilités à l’est du pays, malgré des tentatives de cessez-le-feu négociées par des médiateurs internationaux.
Des civils ont également été affectés par les combats récents, et la pression militaire autour des bastions rebelles s’intensifie depuis plusieurs semaines.
