Située sur les rives du lac Tanganyika, la frontière de Kamvivira, qui sépare la RDC du Burundi via Bujumbura, a été rouverte au trafic terrestre après deux mois et demi de fermeture.
Lundi matin, les premières personnes congolaises et burundaises, munies de leurs documents migratoires, ont pu traverser à nouveau.Ce sont les autorités burundaises qui avaient décidé de fermer cette frontière après la percée des militaires de l’AFC-M23 dans la ville d’Uvira en décembre dernier.
Cette reprise marque la fin d’un véritable calvaire pour des milliers d’opérateurs économiques et de voyageurs de la région. Uvira constitue en effet le poumon économique régional, assurant la jonction entre quatre pays : la RDC, le Burundi, la Tanzanie et la Zambie.
L’arrêt du trafic terrestre avait transformé ce carrefour commercial en une zone morte, asphyxiant les échanges transfrontaliers, notamment pour les habitants qui ne savaient plus comment subvenir à leurs besoins.
Mais au-delà du trafic des personnes, c’est tout le commerce des marchandises qui était paralysé. La fermeture de la frontière avait provoqué une pénurie de produits de première nécessité ainsi qu’une hausse vertigineuse des prix sur les marchés locaux, notamment du ciment, du poisson salé et du carburant.
Pour la société civile du Sud-Kivu, cette réouverture constitue un symbole fort, porteur d’espoir pour le retour de la paix et la relance d’un dialogue national inclusif.
