À l’occasion de la clôture de la Semaine Nationale Pharmaceutique 2026, le Directeur général de l’Agence nationale du médicament (ANAMED), Paul Tshilumbu Kantola, a plaidé pour le renforcement du rôle des pharmaciens et l’amélioration de l’accès aux médicaments de qualité en République démocratique du Congo.
Placée sous le thème « Donner aux pharmaciens les moyens d’agir pour un avenir sain », cette édition a mis l’accent sur les défis liés à l’accès aux médicaments en RDC.
La Semaine Nationale Pharmaceutique 2026 s’est clôturée à Kinshasa à l’occasion de la Journée mondiale des pharmaciens. Plusieurs acteurs du secteur pharmaceutique ont pris part à ces échanges consacrés notamment à la disponibilité, à la qualité et à la sécurité des médicaments.
Prenant la parole pour clôturer ces travaux, Paul Tshilumbu Kantola, Directeur général de l’ANAMED, a souligné que l’accès aux médicaments ne se limite pas à leur présence dans les pharmacies.
Il constitue, selon lui, une chaîne qui va de la réglementation et de la mise sur le marché jusqu’à la distribution, l’utilisation rationnelle et la pharmacovigilance.
Pour le Directeur général de l’ANAMED, la fragilité d’un seul maillon de cette chaîne peut avoir des conséquences directes sur le patient. D’où la nécessité de renforcer les mécanismes de régulation et de disposer de données fiables pour orienter les décisions.
Paul Tshilumbu Kantola a notamment insisté sur la nécessité de passer d’une gestion des ruptures de médicaments à leur prévention. Cette approche implique une meilleure anticipation des besoins, un suivi régulier des stocks ainsi qu’un système d’information et de gestion logistique capable de servir véritablement d’outil d’aide à la décision.
Dans cette dynamique, l’ANAMED entend agir autour de trois priorités : renforcer la régulation et promouvoir la qualité et la sécurité des médicaments, intensifier la surveillance du marché et la lutte contre les produits falsifiés ou de mauvaise qualité, mais aussi consolider la confiance des professionnels de santé et de la population dans le système pharmaceutique national.
Le Directeur général de l’ANAMED a également appelé les futurs pharmaciens à se préparer aux transformations du secteur, notamment avec la digitalisation, la traçabilité, le renforcement de la réglementation et le développement de la production locale.
Pour Paul Tshilumbu Kantola, cette transformation nécessite toutefois l’implication de l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement.
L’ANAMED entend ainsi poursuivre sa collaboration avec le Ministère de la Santé, l’Ordre des pharmaciens, les universités et les différents partenaires du secteur.
Au terme de cette semaine de travaux, l’ambition affichée est de parvenir à un système pharmaceutique plus fiable, transparent et orienté vers les besoins du patient.
Une ambition qui repose sur une question centrale : permettre à chaque patient de trouver son médicament au bon endroit, au bon moment, avec la qualité requise et à un coût supportable.
La Semaine Nationale Pharmaceutique 2026 s’achève ainsi sur un appel à traduire les recommandations issues des échanges en actions concrètes, mesurables et assorties de responsabilités clairement définies.

