Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a réuni ce mercredi 24 juin 2026 à Kinshasa les représentants des partis politiques de l’opposition, de la majorité ainsi que ceux de la société civile autour de la question de la protection des citoyens lors des manifestations publiques.
Cette rencontre de concertation intervient à quelques jours de la marche annoncée par l’opposition congolaise. Le ministre a insisté sur la responsabilité de l’État dans la protection et la promotion des droits de tous les citoyens, sans distinction.
Face à la tenue annoncée de cette manifestation dans la commune de la Gombe, considérée comme une zone sensible sur le plan sécuritaire, Samuel Mbemba Kabuya a exprimé ses inquiétudes.
Il a déconseillé aux organisateurs de maintenir cette activité dans cette partie de la capitale, estimant que cela pourrait exposer les participants à des risques pour leur vie et leur intégrité physique.
« Prévoir une manifestation politique dans la commune de la Gombe, une zone déclarée sensible, suscite des interrogations sur les risques encourus par les manifestants », a déclaré le ministre, qui dit vouloir anticiper toute situation pouvant porter atteinte à la sécurité des citoyens.
Sur le fond des revendications de l’opposition, notamment la demande de démission du chef de l’État, Samuel Mbemba Kabuya estime que cette démarche n’est pas fondée, rappelant que le Parlement a adopté une loi référendaire ouvrant la voie à un débat national sur la Constitution.
À l’issue de la réunion, les participants auraient également proposé la mise en place d’un cadre permanent de concertation afin de permettre des échanges réguliers sur les questions politiques et institutionnelles, dans l’objectif de renforcer la démocratie en République démocratique du Congo.
