Que se passe-t-il à Lisala, chef-lieu de la province de la Mongala ? La ville a été secouée par trois jours de tensions meurtrières, marquées par des pertes en vies humaines, des blessés graves et des actes de vandalisme contre plusieurs édifices publics, notamment la mairie, l’Assemblée provinciale, la Cour d’appel et le Tribunal de paix.
Selon le député national Célestin Matili, président du caucus des parlementaires de la Mongala, cette colère populaire trouve son origine dans la mauvaise gouvernance de la province et dans la revendication du retour du vice-gouverneur Cédric Ayaka, bloqué à Kinshasa depuis plus de deux ans.
Pour cet élu national, les événements de Lisala traduisent un véritable soulèvement populaire, nourri par trois facteurs majeurs. Il cite notamment l’éloignement prolongé du vice-gouverneur, originaire de Lisala, la rupture de l’équilibre entre les communautés ethniques et une gouvernance qu’il juge tribale.
Ces griefs mettent en lumière les tensions autour de la gestion de la province et de la représentation des différentes communautés au sein des institutions provinciales.
La situation soulève ainsi des interrogations sur les causes profondes de cette flambée de violence, les responsabilités dans la dégradation du climat social et les mesures susceptibles de rétablir l’ordre public.
Au-delà des dégâts matériels et des pertes en vies humaines, le défi reste désormais de ramener le calme à Lisala, de répondre aux préoccupations exprimées par la population et de favoriser un dialogue permettant d’éviter une nouvelle escalade des tensions.

