Les États-Unis ont annoncé, dimanche soir, une nouvelle série de frappes contre des positions iraniennes en représailles aux attaques visant des navires dans le détroit d’Ormuz. Selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les opérations ont débuté à 17 heures (heure de l’Est) afin d’empêcher l’Iran de s’en prendre aux équipages civils et aux navires commerciaux transitant par cette voie maritime stratégique.
Le Centcom a indiqué que ces frappes avaient été ordonnées par le président américain Donald Trump pour contraindre les forces iraniennes à répondre de leurs actes.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Alors que Téhéran affirme exercer son contrôle sur le détroit d’Ormuz, Washington soutient que cette route essentielle au commerce mondial des hydrocarbures demeure ouverte à la navigation internationale.
Le commandement militaire américain a réaffirmé que les forces américaines restaient déployées afin de garantir la liberté de navigation face aux menaces iraniennes.
L’Iran dénonce une escalade militaire
Des médias officiels iraniens ont signalé des explosions dans plusieurs localités du sud du pays, notamment à Bandar Abbas et au port de Jask.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis d’avoir anéanti les efforts diplomatiques engagés ces derniers mois pour restaurer la paix au Moyen-Orient, malgré le protocole d’accord signé le 17 juin entre Washington et Téhéran.
Les médias locaux ont également annoncé la mort du lieutenant Hamidreza Dehghani, officier de la marine iranienne, lors des frappes américaines contre le port de Jask.
Les affrontements gagnent plusieurs pays de la région
Au Koweït, les autorités ont annoncé que trois postes-frontières ainsi qu’une plateforme pétrolière offshore avaient été touchés lors des récents échanges de frappes, faisant un blessé et d’importants dégâts matériels.
En Jordanie, l’armée a indiqué que trois missiles tirés depuis le territoire iranien étaient tombés sur son territoire sans faire de victimes.
Par ailleurs, les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué l’attaque d’un deuxième navire dans le détroit d’Ormuz et des frappes de missiles contre une base militaire américaine située au Qatar.
Oman mobilisé après une attaque contre un navire
Les autorités omanaises ont annoncé avoir secouru 23 membres d’équipage d’un navire attaqué dans le détroit d’Ormuz. Un marin demeure porté disparu.
L’Inde a, de son côté, confirmé que dix de ses ressortissants présents à bord du navire avaient été évacués, tandis qu’un onzième reste introuvable.
La violence se poursuit dans la bande de Gaza
Les autorités sanitaires palestiniennes ont fait état d’au moins six morts dimanche à la suite de plusieurs frappes israéliennes dans la bande de Gaza.
Parmi les victimes figure une fillette de neuf ans tuée dans un campement de déplacés à Al-Bureij. D’autres bombardements ont visé une fonderie de métaux dans le quartier de Sabra ainsi qu’un campement de tentes à Al-Mawasi, près de Khan Younès, faisant plusieurs morts et blessés, dont des enfants.
L’armée israélienne a indiqué avoir ciblé des infrastructures qu’elle qualifie de « terroristes », sans fournir davantage de précisions.
Le détroit d’Ormuz, un enjeu stratégique majeur
Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a affirmé que le détroit d’Ormuz représente un intérêt stratégique supérieur au programme nucléaire iranien.
Selon lui, la République islamique défendra coûte que coûte cette voie maritime, essentielle au commerce mondial du pétrole, alors que les tensions entre Washington et Téhéran atteignent un niveau inédit depuis l’accord signé en juin.
Rufus Lukanga
