Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, a multiplié les prises de position ce dimanche 19 juillet 2026, lors d’une communication devant les militants de son parti. Il s’est exprimé sur la marche annoncée pour le 22 juillet, la révision constitutionnelle, le dialogue inclusif ainsi que la plainte déposée contre le président Félix Tshisekedi devant la Cour pénale internationale (CPI).
Concernant la marche du 22 juillet, Augustin Kabuya a justifié son opposition. S’exprimant en lingala, il a rappelé que lorsqu’il était dans l’opposition, certaines actions étaient menées uniquement pour affaiblir le pouvoir en place, sans répondre, selon lui, à un véritable intérêt national.
Le dirigeant de l’UDPS estime également que les critiques visant son parti et la « Force du progrès » cherchent avant tout à décourager leur combat en faveur d’un changement constitutionnel. Il a réaffirmé la détermination de sa formation politique.
« Nous n’allons pas reculer sur cette question. »


Abordant la plainte déposée contre le président Félix Tshisekedi à la CPI, Augustin Kabuya l’a qualifiée de « distraction », estimant qu’elle serait portée par des alliés du président rwandais Paul Kagame.
Sur le dialogue inclusif annoncé par le chef de l’État, le secrétaire général de l’UDPS a insisté sur la nécessité de respecter pleinement le principe d’inclusivité.


Selon lui, plusieurs composantes de la société n’ont pas été représentées lors des consultations organisées jusqu’à présent autour du président de la République.
« On a clairement dit dialogue inclusif. Dans les confessions religieuses, c’est un échantillon qui est allé voir le Chef de l’État. Les Kimbanguistes n’étaient pas là, et même d’autres confessions religieuses n’étaient pas là. J’aime bien quand on parle de dialogue inclusif. L’inclusivité, ils doivent l’appliquer », a-t-il déclaré.


Augustin Kabuya a toutefois précisé que la conduite du processus relève désormais exclusivement du président Félix Tshisekedi.
« Pour le reste, c’est le Président de la République qui connaît la suite et comment les choses vont se passer. »
Répondant aux interrogations sur l’absence de l’UDPS lors des consultations, il a rappelé que le chef de l’État demeure le président du parti et qu’il est habilité à l’engager.
« Moi, je suis président intérimaire et c’est le Chef de l’État lui-même qui est le chef du parti et qui engage à tout moment le parti », a-t-il expliqué.
À travers cette intervention, Augustin Kabuya affiche la ligne de l’UDPS sur plusieurs dossiers sensibles : opposition à la marche du 22 juillet, maintien du projet de révision constitutionnelle, soutien au dialogue inclusif sous l’autorité du chef de l’État et rejet de la plainte visant le président Tshisekedi devant la CPI.
Rufus Lukanga
