Un nouveau chapitre s’ouvre dans les relations entre Moscou et Pyongyang. La Russie et la Corée du Nord ont inauguré, lundi 7 septembre 2026, leur premier pont routier commun, construit au-dessus du fleuve Tumen, à la frontière entre les deux pays.
Long d’environ un kilomètre, cet ouvrage doit faciliter la circulation des personnes et des marchandises entre les deux États. Jusqu’à présent, les liaisons entre la Russie et la Corée du Nord reposaient essentiellement sur le rail et les transports aériens.
Le projet, lancé en avril 2025, a été réalisé en près de 16 mois. Il comprend également la construction d’un nouveau poste-frontière à Khassan, côté russe.
Celui-ci pourrait traiter jusqu’à 300 véhicules et 2 325 personnes par jour.
À l’occasion de l’inauguration, le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a souligné le niveau inédit atteint par le partenariat entre Moscou et Pyongyang. Les autorités russes présentent le pont comme un outil destiné à consolider les relations « amicales et de bon voisinage » entre les deux pays.
Du côté nord-coréen, l’agence officielle KCNA estime que cette infrastructure devrait favoriser davantage la coopération économique bilatérale.
Le responsable nord-coréen Pak Thae-song a, pour sa part, décrit l’achèvement du pont comme un événement susceptible de donner une nouvelle impulsion à la coopération entre les deux États.
Cette inauguration intervient dans un contexte de rapprochement marqué entre Moscou et Pyongyang depuis le début de la guerre à grande échelle menée par la Russie en Ukraine en 2022.
Le nouveau passage routier vient ainsi compléter les infrastructures existantes et renforcer les possibilités d’échanges terrestres entre les deux partenaires.
