Le Parquet général près la Cour de cassation annonce l’ouverture d’une information judiciaire à la suite des incidents survenus lors du sit-in organisé par l’opposition congolaise le 12 juin 2026 devant le Palais du Peuple à Kinshasa.
Dans un communiqué officiel rendu public le 19 juin 2026, le Procureur général près la Cour de cassation indique que des investigations sont en cours afin d’établir les responsabilités pénales liées aux violences, aux dégâts matériels et aux pertes humaines enregistrées lors de ces événements.
Le ministère public précise que la collecte des données et la reconstitution des faits permettront de déterminer avec précision les circonstances des événements, aussi bien en amont qu’en aval, et d’engager, si nécessaire, des poursuites contre tout auteur, coauteur ou complice établi.
Le Parquet général près la Cour de cassation assure vouloir faire toute la lumière sur cette affaire, dans le respect de la loi, de l’ordre public et des droits de chaque partie.
De son côté, la Coalition Article 64 (C64) a relayé son rapport faisant état d’un bilan lourd. La coalition affirme avoir recensé 338 blessés graves, 219 blessés légers, 27 disparus, 36 arrestations arbitraires, 2 décès ainsi que 22 cas d’agressions sexuelles.
La C64 accuse la Police nationale congolaise ainsi que des membres présumés de la « Force du Progrès » de l’UDPS d’avoir réprimé le rassemblement, évoquant l’usage d’armes à feu, d’engins à fragmentation, de machettes et de cocktails Molotov.
Ces accusations devront toutefois être examinées dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte par le Parquet.Le document cite notamment le cas de l’opposant Delly Sesanga, qui aurait été grièvement blessé lors des affrontements, avec des blessures nécessitant une prise en charge médicale urgente.
Face à ces accusations, la C64 demande la mise en place d’une enquête indépendante et internationale afin d’établir les responsabilités. Elle annonce également une grande marche nationale prévue le 8 juillet 2026.
