Les élus provinciaux du Sud-Kivu haussent le ton contre l’exécutif provincial. Dix-huit députés de l’Assemblée provinciale ont déposé, ce jour, une motion de censure visant le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki, l’accusant notamment de détournements de fonds publics, d’apologie des groupes rebelles et de mauvaise gouvernance.
Investi le 28 juin 2024, le chef de l’exécutif provincial est désormais appelé à répondre de ces griefs devant l’organe délibérant. Le document, adressé au président de l’Assemblée provinciale siégeant à Uvira, s’articule autour de trois axes principaux : la gestion financière, la sécurité et la gouvernance globale de la province.
Cette initiative intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Depuis plus d’une année, le Sud-Kivu fait face à une crise persistante marquée par l’activisme des groupes armés dans plusieurs zones. Malgré cette situation, les institutions provinciales continuent de fonctionner, avec une administration basée à Uvira, sous contrôle des forces loyalistes.
Par ailleurs, une partie du territoire provincial, y compris le chef-lieu, demeure sous pression des rebelles, compliquant davantage la gestion des affaires publiques et la restauration de l’autorité de l’État.
La suite de la procédure dépendra de l’examen de cette motion par l’Assemblée provinciale, qui devra statuer.
Rufus Lukanga
