Le ministère de la Justice et Garde des Sceaux réaffirme sa détermination à lutter contre les dérives numériques en République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié le 14 août 2026, il annonce la poursuite d’actions judiciaires contre les auteurs d’injures, de diffamation et d’atteintes à l’honneur sur les réseaux sociaux.
Cette mise au point est faite après la réception, jeudi 13 août, d’une délégation de l’ONG Telema Mwana ya Mampinga au cabinet du ministre de la Justice. L’organisation a remis un mémorandum dénonçant notamment la recrudescence des injures publiques, de la diffamation et des atteintes à l’honneur visant des autorités de la République, particulièrement la Première Dame.
Le ministre de la Justice dit partager les préoccupations exprimées par cette organisation et salue son « engagement patriotique ».
Dans son communiqué, le ministère rappelle que certains actes commis sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, ne peuvent être assimilés à la liberté d’expression lorsqu’ils constituent des infractions prévues par la législation congolaise.
Le cabinet du ministre affirme que des actions judiciaires sont déjà engagées à travers le pays. Des interpellations, des mandats d’amener ainsi que des procédures de flagrance auraient été initiés auprès des parquets compétents afin de poursuivre les auteurs des dérives numériques, conformément aux dispositions du Code du numérique en vigueur en RDC.
Le gouvernement entend ainsi renforcer la responsabilité des utilisateurs des plateformes numériques. Le ministère de la Justice prévient que les réseaux sociaux ne doivent pas devenir des espaces permettant de propager la haine, le mépris des institutions ou des contenus portant atteinte à la dignité humaine.
« La justice restera implacable », affirme le communiqué, qui réaffirme la volonté du gouvernement de poursuivre l’assainissement du cyberespace congolais.
Le ministère appelle par ailleurs la jeunesse et l’ensemble des utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité, de civisme numérique et au strict respect des lois de la République.
Rufus Lukanga
