Les processus continuent à suivre son cours en vue d’un aboutissement de paix en République démocratique du Congo, pays dont sa partie Est, est victime des guerres persistantes plus de 3 décennies déjà. Deux déclarations de principe déjà signés, le premier au mois de juin à Washington aux USA entre la RDC et le Rwanda et le second à Doha au Qatar entre la RDC et le mouvement rebelle du M23/AFC.
Pour les négociations de Doha, les rounds de rencontres se multiplient avec les accusations de non-respect du contenu de la déclaration de principe. Toutefois, les équipes du gouvernement congolais et de la rébellion doivent se rendre cette semaine à Doha pour analyser le projet d’accord proposé par la médiation.
Par contre, qu’en est-il de la suite de l’accord de principe Kinshasa-Kigali signé par les ministres des affaires étrangères devant le président américain Donald Trump à Washington ?
C’était annoncé juste après cette signature le 27 juin dernier, que les deux chefs d’États, congolais et Rwandais, seront reçus par le président des États-Unis pour la ratification finale de l’accord de paix. Mais jusqu’alors, la date du déplacement de ces deux chefs d’États pour la maison blanche n’est pas encore dévoilée.
Lucy Tamlyn, ambassadrice des USA en poste à Kinshasa, avait confirmé, mi-juillet sur RFI, le début du processus de la mise en œuvre dudit accord. Selon la diplomate Américaine, le non-respect des engagements dudit accord exposerait les parties à « des mesures punitives ».
Reçu récemment à la télévision nationale congolais, le ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, clarifie que l’accord de paix de Washington ne peut donner ses effets qu’après le processus de Doha.
“ Nous avons l’accord du 27 juin aux États-Unis, et que comme nous ne cessons de le dire, cet accord ne peut pas pleinement produire ses effets si nous ne terminons pas le processus de Doha. On espère que le processus de Doha entre dans sa phase conclusive. Lorsque nous aurons les deux accords sur papier, on travaillera à les implémenter”, a dit Muyaya.
Rufus Lukanga
