L’alliance autour du projet de changement ou de révision de la Constitution voulu par la majorité au pouvoir continue de se consolider. Jeudi à Kinshasa, Augustin Kabuya a reçu Modeste Bahati Lukwebo pour des échanges centrés sur la plateforme C4, récemment lancée par Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) afin de soutenir la dynamique de réforme constitutionnelle.
À cette occasion, le président de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC) a affiché son adhésion à l’initiative portée par l’UDPS et son secrétaire général. Modeste Bahati Lukwebo a affirmé soutenir pleinement cette démarche politique.
« Je suis venu répondre à l’invitation de l’honorable SG de l’UDPS autour de l’idée qu’il a lancée pour la plate-forme C4. Comme vous le savez, l’UDPS et l’AFDC sont des partis phares de l’Union sacrée de la nation et qui soutiennent le Chef de l’État depuis le début de ce processus, depuis la rupture du FCC-CACH jusqu’à ce jour », a déclaré Modeste Bahati Lukwebo.
Le président de l’AFDC a expliqué que les discussions ont porté sur les mécanismes de matérialisation de cette dynamique politique autour de la Constitution. Selon lui, les deux formations entendent désormais travailler ensemble afin de structurer la plateforme C4 et défendre leur vision institutionnelle.
« Nous avons échangé autour de la question et maintenant il reste comment matérialiser cela, en défendant la Constitution et lui donner une nouvelle forme. Nous restons côte-à-côte avec l’UDPS », a-t-il poursuivi.
Modeste Bahati Lukwebo a également rappelé la proximité politique entre son parti et l’UDPS au sein de l’Union sacrée, évoquant notamment leur participation commune à la marche de soutien aux sanctions américaines.
Le président de l’AFDC a surtout insisté sur son alignement derrière le chef de l’État, Félix Tshisekedi, laissant entendre que son camp soutiendra toute option institutionnelle portée par le pouvoir.
« Nous sommes tout à fait derrière le Chef de l’État pour tout ce qu’il va nous dire. Nous voulons changer ? On va changer, nous voulons réviser ? On va réviser et nous allons le matérialiser de manière intelligente », a-t-il déclaré.
De son côté, Augustin Kabuya a présenté cette bataille politique autour de la Constitution comme un exercice démocratique opposant deux visions. Le secrétaire général de l’UDPS a rejeté toute idée de confrontation directe avec les partisans du statu quo constitutionnel.
« Nous ne sommes pas en compétition. Ils ont lancé leur dynamique qui s’oppose au changement de la Constitution, et nous avons mis en place notre dynamique C4 pour le changement de la Constitution. Dans le contexte actuel, c’est la population qui va nous départager, et c’est ça même l’expression démocratique », a affirmé Augustin Kabuya.
De l’autre côté, plusieurs figures de l’opposition, parmi lesquelles Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Delly Sesanga et Matata Ponyo, multiplient les prises de position contre toute initiative de révision ou de changement de la loi fondamentale, ils ont initié leur plateforme dénommée « C64 ».
