L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique avoir été sollicitée par le gouvernement de la République démocratique du Congo afin de fournir une assistance humanitaire à 15 migrants en provenance des États-Unis.
Dans une déclaration faite lundi 20 avril, le porte-parole de l’OIM a précisé qu’en complément d’une assistance fondée sur les besoins et sur des évaluations individuelles, l’organisation peut proposer un appui aux migrants qui en font la demande, conformément à son mandat et aux cadres juridiques en vigueur.
Selon lui, tous les retours assistés par l’OIM sont strictement volontaires et reposent sur le consentement libre, préalable et éclairé des personnes concernées.
« L’OIM ne détermine ni les personnes transférées, ni celles admises ou autorisées à rester sur le territoire. Elle ne joue aucun rôle dans les accords bilatéraux, notamment celui conclu entre la RDC et les États-Unis », a-t-il souligné.
L’organisation précise également qu’elle se réserve le droit de limiter, refuser ou suspendre son implication si les normes minimales de protection ne sont pas garanties. Elle rappelle que les questions liées aux termes ou au champ d’application de tout accord bilatéral relèvent exclusivement des autorités gouvernementales compétentes.
Le week-end dernier, la République démocratique du Congo a franchi une première étape dans la mise en œuvre de son dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers en provenance des États-Unis.
Selon les autorités congolaises, 15 personnes sont arrivées vendredi à Kinshasa, marquant le début de la phase opérationnelle de ce mécanisme.
Ce premier contingent ouvre la voie à l’application concrète de cet accord, inscrit dans un cadre de coopération internationale.
Rufus Lukanga
