L’Assemblée nationale a clôturé, ce lundi 15 juin 2026, sa session ordinaire de mars après trois mois d’intenses activités législatives, de contrôle parlementaire et de diplomatie parlementaire.
Dans son discours de clôture, le Président de la Chambre basse du Parlement, Aimé Boji Sangara, a dressé le bilan d’une session marquée par l’exercice soutenu des missions constitutionnelles de la Représentation nationale, tout en recentrant l’attention sur la crise sécuritaire qui continue d’endeuiller l’Est de la République démocratique du Congo.
Devant les membres du Bureau et les députés nationaux, le Speaker de l’Assemblée nationale a rappelé que la Chambre a pleinement assumé ses prérogatives constitutionnelles, notamment à travers l’examen et l’adoption des lois, le contrôle de l’action gouvernementale, ainsi que le suivi des entreprises publiques, des établissements et services de l’État.
Selon lui, l’action parlementaire menée au cours de cette session s’est articulée autour de trois piliers essentiels : la loyauté institutionnelle, le respect des valeurs républicaines et la défense des intérêts supérieurs de la Nation.
Sur le plan institutionnel, la session a été marquée par la sortie officielle du Réseau des Femmes Parlementaires, une initiative qui traduit la volonté de l’Assemblée nationale de promouvoir davantage le leadership féminin, conformément à la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. La diplomatie parlementaire a également occupé une place importante durant cette période.
À travers plusieurs missions officielles à l’étranger, l’Assemblée nationale a poursuivi son plaidoyer en faveur de la paix, de la souveraineté nationale et du renforcement de la coopération interparlementaire, en appui aux efforts diplomatiques du Chef de l’État.
Toutefois, au-delà des acquis législatifs et institutionnels, la situation sécuritaire dans l’Est du pays a constitué le principal temps fort de cette allocution. Le Président de l’Assemblée nationale a exprimé la profonde préoccupation de la Représentation nationale face à la persistance de la guerre dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Évoquant l’agression attribuée au M23, soutenu par le Rwanda, ainsi que les massacres perpétrés par les terroristes ADF, Aimé Boji Sangara a réitéré la condamnation ferme de l’Assemblée nationale face à une guerre qu’il a qualifiée de meurtrière et injuste, et qui continue de coûter la vie à de nombreux Congolais.
Le Speaker de la Chambre basse a, par ailleurs, rendu un vibrant hommage aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (Wazalendo), saluant leur courage et leur engagement dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.
S’adressant aux populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, il leur a exprimé la solidarité de toute la Nation à travers un message simple mais fort : « La Nation ne vous oublie pas. »Dans un ton de fermeté, le Président de l’Assemblée nationale a également dénoncé les actes de déstabilisation, le pillage des ressources naturelles ainsi que les violences perpétrées contre les populations civiles, exigeant leur cessation immédiate.
Réaffirmant l’attachement indéfectible de la République démocratique du Congo à son unité et à son intégrité territoriale, il a rappelé qu’aucune portion du territoire national ne saurait être cédée, quelles que soient les pressions ou les ambitions extérieures.
Dans l’un des passages les plus marquants de son intervention, Aimé Boji Sangara a également lancé un appel à la responsabilité à l’endroit du Rwanda, rappelant que les deux pays sont appelés à demeurer voisins pour l’éternité et que seule une paix durable, fondée sur le respect mutuel et le droit international, peut garantir un avenir serein aux générations futures.
À travers cette clôture de la session de mars 2026, l’Assemblée nationale aura ainsi projeté l’image d’une institution pleinement engagée dans l’exercice de ses responsabilités constitutionnelles, tout en demeurant mobilisée pour défendre la souveraineté nationale et porter la voix du peuple congolais face aux défis majeurs auxquels le pays est confronté.
