De retour des consultations politiques organisées à Bujumbura par le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) annonce la tenue d’un point de presse ce jeudi à Kinshasa.
Les leaders de la plateforme y présenteront les conclusions de leurs échanges ainsi que leur lecture de la recommandation de « dialogue » formulée par le chef de l’État burundais.Les consultations, organisées le lundi 6 juillet dans la capitale burundaise, ont réuni les représentants des principales confessions religieuses congolaises et les dirigeants de la C64.
D’après les participants, les discussions se sont déroulées dans un climat serein, avec des audiences organisées par groupes avant une réunion de synthèse présidée par Évariste Ndayishimiye.
Un responsable de la coalition a indiqué que chaque délégation a pu exposer son point de vue sur la situation politique en République démocratique du Congo avant une rencontre élargie réunissant l’ensemble des participants.« Les échanges se sont bien déroulés.
Après les audiences par groupes, nous avons participé à une séance de synthèse avec le président Ndayishimiye et son équipe. La journée s’est achevée par une photo de famille », a-t-il déclaré.
Selon ce membre de la C64, le président burundais souhaite mettre à profit son mandat à la tête de l’Union africaine pour favoriser une solution concertée à la crise congolaise.
« Pour lui, lorsqu’il y a un différend, les parties doivent se parler. Il considère que le dialogue est la voie à privilégier pour sortir de cette crise », a-t-il expliqué, annonçant qu’un point de presse sera organisé dès le retour de la délégation à Kinshasa.
Ce rendez-vous avec la presse intervient après le report au 22 juillet 2026 de la manifestation de la C64, initialement programmée le 8 juillet.
La coalition explique avoir repoussé cette mobilisation afin de répondre à l’invitation officielle d’Évariste Ndayishimiye, consacrée aux consultations sur la situation politique, sécuritaire et institutionnelle en RDC.
La plateforme, qui regroupe notamment Martin Fayulu, Delly Sesanga, Moïse Katumbi et Jean-Marc Kabund, affirme avoir participé à ces échanges dans le souci de défendre l’ordre constitutionnel, tout en promettant de faire connaître sa position sur les recommandations formulées à Bujumbura lors de son point de presse de jeudi.
