L’Ouganda a officiellement déclaré, mardi 28 juillet, la fin de son épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo, après 42 jours consécutifs sans nouveau cas depuis la sortie du dernier patient, le 16 juin. L’annonce a été faite par le ministre ougandais de la Santé, Chris Baryomunsi.
« Tout au long de cette période, le ministère de la Santé a maintenu une surveillance intensive à l’échelle nationale et aucun nouveau cas d’Ebola n’a été détecté », a déclaré le ministre.
Selon le ministère de la Santé, cette flambée, déclarée le 15 mai après l’importation de cas en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), a enregistré 20 cas confirmés. Parmi eux, 15 étaient des cas importés de la RDC et cinq concernaient des agents de santé ougandais.
Le bilan fait état de 18 guérisons et de deux décès.
Pour limiter la propagation transfrontalière du virus, Kampala indique avoir déployé deux laboratoires mobiles et deux unités de traitement à Aru et Kasenyi, dans le cadre du renforcement de la coopération sanitaire avec la RDC.
S’agissant de la République démocratique du Congo, La riposte contre Ebola se poursuit dans les cinq provinces concernées : Haut-Uélé, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tshopo.
L’épidémie demeure circonscrite à 48 zones de santé, sans extension géographique au cours des dernières 24 heures, tandis que les équipes poursuivent les opérations de surveillance, de diagnostic et de prise en charge.
À ce jour, 3 262 cas confirmés ont été enregistrés, dont 723 patients en isolement ou hospitalisation, 583 personnes guéries et 1 437 décès. Le taux de létalité est de 44,1 %, tandis que le taux de suivi des contacts atteint 78,2 %, en progression.
Au cours des dernières 24 heures, 12 nouvelles personnes ont été déclarées guéries. Des signaux encourageants sont également observés au Sud-Kivu et dans la Tshopo, où aucun nouveau cas ni décès n’a été enregistré.
Rufus Lukanga
