L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a assuré qu’elle n’organisera aucune marche le 22 juillet 2026, date à laquelle l’opposition prévoit une manifestation contre le projet de changement de la Constitution.La mise au point a été faite par le secrétaire général et président par intérim du parti, Augustin Kabuya, qui prend ainsi ses distances avec l’appel lancé le week-end dernier par André Mbata, secrétaire permanent et porte-parole de l’Union sacrée de la Nation (USN).
Ce dernier avait invité les membres de la plateforme présidentielle à participer à une marche nationale à Kinshasa, dans les 25 chefs-lieux des provinces ainsi qu’au sein de la diaspora congolaise, la même date que la marche de l’opposition. Selon André Mbata, cette mobilisation devait dénoncer un présumé « coup d’État contre la Nation » et défendre le droit du peuple congolais d’exercer sa souveraineté.
« L’UDPS ne tombera pas dans un piège »
Concernant la journée du 22 juillet, Augustin Kabuya a exclu toute contre-manifestation de son parti.« Pourquoi prévoir une marche le 22 juillet alors que nous savons que l’opposition prévoit sa manifestation à la même date ? L’UDPS ne peut pas tomber dans un tel piège », a-t-il déclaré.
Le dirigeant du parti présidentiel estime que la priorité revient désormais aux autorités compétentes pour assurer le bon déroulement de la manifestation de l’opposition. Il a appelé la Police nationale congolaise à mettre en place un dispositif de sécurité renforcé, allant jusqu’à proposer l’utilisation de drones et la présence de la presse afin de documenter le déroulement de la marche et d’établir les responsabilités en cas d’incidents.
En renonçant à toute contre-mobilisation, le parti présidentiel affiche une position différente de celle exprimée par le secrétaire permanent de l’Union sacrée, laissant apparaître une divergence de communication au sein de la majorité présidentielle.
Augustin Kabuya rejette le rapport de Human Rights Watch
Au cours de son intervention, Augustin Kabuya est également revenu sur le récent rapport de Human Rights Watch mettant en cause les Forces du progrès dans les violences enregistrées lors du sit-in organisé par la coalition C64 devant le Palais du Peuple.
Le secrétaire général de l’UDPS a qualifié ce rapport de « partial » et de « mensonger », estimant qu’il repose sur des accusations non fondées de l’opposition.
Selon lui, l’organisation de défense des droits humains aurait déjà publié par le passé des informations inexactes concernant ses échanges avec l’UDPS. Il affirme que le parti n’a jamais été consulté dans le cadre de cette enquête et conteste les allégations selon lesquelles des membres des Forces du progrès auraient été identifiés comme auteurs de violences.
Augustin Kabuya a toutefois invité Human Rights Watch à transmettre aux autorités judiciaires les éléments et les noms des personnes qu’elle accuse afin de faciliter les enquêtes. Il a rappelé qu’une plainte avait déjà été déposée le 22 juin auprès du procureur près la Cour de cassation.
