La série des coups d’État se poursuit en Afrique de l’ouest, après le Mali, Burkina faso, le Niger et la Guinée Conakry, c’est le tour du voisin la Guinée Bissau. Mercredi 26 novembre 2025, les militaires en Guinée-Bissau avaient annoncé avoir pris le « contrôle total du pays », arrêté le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral, alors que le pays attendait les résultats de la présidentielle et des législatives.
Juste 24 heures après, ils ont procédé à l’investiture de l’un de leur comme président de la transition. Ce dernier ce nommé « Horta N’Tam », un général de l’armée du pays.
Il a prêté serment ce jeudi 27 novembre 2025 au quartier général de l’armée dans la capitale Bissau alors que les réactions condamnant le putsch se font entendre à l’instar de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui s’est fermement opposée à ce coup d’État survenu la veille en Guinée-Bissau, trois jours après l’élection présidentielle et législative, le qualifiant de «menace directe pour la stabilité du pays et de la région», de l’union africaine qui a demandé la remise en liberté immédiate er inconditionnelle de Umaro Sissoco Embalo et du Portugal, pays colonisateur qui a appelé au retour de l’ordre constitutionnel.
La Guinée-Bissau, pays côtier d’Afrique de l’Ouest, situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La proclamation des résultats électoraux y a ainsi souvent donné lieu à des contestations.Le président sortant, Umaro Sissoco Embalo, est détenu mercredi en prison à l’état-major par des militaires.
Pour rappel, À la mi-journée, des tirs avaient été entendus près du palais présidentiel dans la capitale Bissau et des hommes en tenues militaires prenaient possession de la principale artère menant vers le palais.
En début d’après-midi, le général Denis N’Canha, chef de la maison militaire de la présidence, assis derrière une table et entouré de militaires armés, a annoncé à la presse au siège de l’état-major, qu’un Haut commandement pour la restauration de l’ordre, composé de toutes les branches de l’armée prenait la direction du pays jusqu’à nouvel ordre.
