La situation sanitaire continue de se détériorer en République démocratique du Congo face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola. Le gouvernement congolais a annoncé, lundi, un nouveau bilan provisoire faisant état de 118 décès suspects, contre 80 recensés vendredi dernier.
L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, sur la base des informations transmises par le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, actuellement en mission dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie.
Selon les autorités sanitaires, deux nouvelles zones de santé sont désormais officiellement touchées par le virus. Il s’agit de Nyankunde, dans le territoire d’Irumu en Ituri, située à environ 45 kilomètres au sud-ouest de Bunia, ainsi que de Katwa, dans la ville de Butembo, au Nord-Kivu, où deux cas ont été confirmés.
Les autorités ont également signalé un cas à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, faisant craindre une propagation du virus vers des centres urbains à forte densité démographique.
À ce stade, l’épidémie touche plusieurs foyers distincts, notamment Mongwalu, Rwampara, Bunia et Nyankunde en Ituri, ainsi que Butembo-Katwa au Nord-Kivu.
Le gouvernement congolais appelle toutefois à la prudence dans l’interprétation des chiffres avancés. Les autorités sanitaires précisent que des analyses sont encore en cours afin de déterminer si l’ensemble des décès suspects enregistrés sont effectivement liés au virus Ebola.
Cette nouvelle flambée ravive les inquiétudes dans l’est de la RDC, une région déjà confrontée à une situation sécuritaire et humanitaire particulièrement fragile.
