La République démocratique du Congo fait face à une flambée d’Ebola d’une ampleur sans précédent. Au 15 août 2026, l’épidémie a déjà causé 2 325 décès parmi 4 945 cas confirmés, établissant un nouveau record de mortalité dans le pays.
Le bilan dépasse désormais celui de l’épidémie de 2018-2020, qui avait fait 2 287 morts sur 3 470 cas en 22 mois. En quelques mois seulement, la nouvelle flambée a donc franchi ce seuil, avec 38 décès supplémentaires et près de 1 500 cas de plus.
La situation demeure particulièrement préoccupante en Ituri, principal foyer de contamination. La province cumule à elle seule 4 194 cas et 1 838 décès. Sur les 101 nouvelles contaminations enregistrées en 24 heures, 89 ont été signalées dans cette province.
Le Nord-Kivu reste également fortement touché, avec 596 cas et 417 décès, soit une létalité de 70 %. D’autres provinces, notamment le Haut-Uélé, la Tshopo, le Sud-Kivu et le Bas-Uélé, sont également concernées.
Au total, 55 zones de santé sur 151 ont été touchées dans les six provinces concernées par l’épidémie.Une riposte sous pressionLa réponse sanitaire fait face à plusieurs obstacles. Certains centres de traitement Ebola sont arrivés à saturation, notamment en Ituri.
Le suivi des personnes ayant été en contact avec des malades connaît également des difficultés.
À cela s’ajoutent des mouvements de grève liés au non-paiement de certains prestataires, des résistances au sein des communautés et des problèmes logistiques.
Déclarée officiellement le 15 mai 2026, cette 17e épidémie d’Ebola en RDC avait enregistré ses premiers cas suspects dès le 24 avril. Sa progression actuelle en fait désormais la flambée la plus meurtrière jamais connue sur le territoire congolais.
