Le patron de l’Espace 50, Jean-Marie Kassamba, séjourne dans la province du Kasaï Oriental, où il s’est rendu notamment à Katendé, dans le territoire de Miabi, pour constater le potentiel minier de cette partie du pays. Sur place, il a visité des sites d’exploitation artisanale où sont notamment extraits du cuivre, du cobalt et d’autres minerais.
Pour lui, les richesses minières découvertes dans cette zone constituent une opportunité importante pour les investisseurs congolais et étrangers.
« Ici, il faut des usines, il faut des investisseurs, de vrais investisseurs, en commençant par les Congolais eux-mêmes », a déclaré Jean-Marie Kassamba, appelant les ressortissants du Kasaï à investir dans leur propre province.
Il estime que l’absence d’infrastructures constitue l’un des principaux obstacles à la valorisation de ces ressources. Il plaide notamment pour la construction de routes, l’accès à l’électricité ainsi que l’implantation d’unités industrielles et de laboratoires capables d’identifier et de traiter les différents minerais présents dans le sous-sol.
Selon lui, les minerais actuellement extraits de manière artisanale sont compactés avant d’être acheminés vers le Katanga pour leur traitement. Une situation qu’il considère comme une perte d’opportunités pour le Kasaï Oriental.
Jean-Marie Kassamba appelle ainsi les entrepreneurs et investisseurs kasaïens à s’intéresser davantage au secteur minier local, plutôt que de rechercher uniquement des concessions dans d’autres provinces.
« Au lieu d’aller chercher des carrés miniers au Katanga ou à l’Est, venez chez vous, organisez-vous, allez chercher des investisseurs et de vraies usines », a-t-il lancé.
Il a également insisté sur la nécessité d’organiser les creuseurs artisanaux en coopératives afin d’améliorer leurs conditions de travail et de vie, mais aussi de mieux encadrer l’exploitation des ressources.
À Katendé, Jean-Marie Kassamba affirme avoir découvert plusieurs échantillons de minerais qui doivent encore faire l’objet d’analyses approfondies en laboratoire.
Il estime que la mise en place de structures d’analyse locales permettrait de déterminer avec précision la diversité et la teneur des minerais présents dans cette région.
Pour lui, le Kasaï ne devrait plus être associé uniquement à l’exploitation du diamant. Il soutient que la province dispose également d’un potentiel important en cuivre, cobalt, zinc et autres minerais.
« On va beaucoup parler du Kasaï désormais, pas seulement en termes de diamants, mais en termes de cuivre, de cobalt, de zinc et de beaucoup d’autres minerais », a-t-il affirmé.
Rufus Lukanga
